Electricité et fournisseurs alternatifs

Pour mieux comprendre le prix de l’énergie et comment ils sont en train de couler EDF avant de partir. Tout sur l’ouverture des prix à la concurrence et pourquoi 16 milliards viennent de s’envoler pour cacher la misère. Vous verrez aussi le grand numéro de Barbara Pompili qui vous explique qu’elle fait son maximum (avec Bruno Le Maire). L’origine avec la loi NOME de 2010…

La loi n° 2010-1488 du 7 décembre 2010 portant organisation du marché de l’électricité, dite loi NOME, prévoit une réorganisation du marché de l’électricité pour permettre une ouverture effective du marché. La loi NOME, issue des travaux de la Commission Champsaur, doit ainsi :

  • assurer aux fournisseurs alternatifs un droit d’accès régulé à l’électricité nucléaire historique, dit ARENH (voir ARENH), de manière transitoire et limité en volume à des conditions équivalentes à celles dont bénéficie le fournisseur historique EDF ;
  • permettre la préservation du parc nucléaire historique d’EDF (assurer le financement du parc existant en permettant à EDF de sécuriser ses engagements à long terme pour le démantèlement et la gestion des déchets et également réaliser les investissements nécessaires à l’allongement de la durée d’exploitation des réacteurs de son parc historique) ;
  • maintenir des prix compétitifs en France pour les consommateurs finals.

Bref, vous saurez tout grâce à l’excellent travail de Trouble-Fait.

EDF: en route vers la catastrophe – Transitions & Energies


Comment un des grands succès français technique et économique des Trente Glorieuses, une entreprise fournissant à tout le pays une électricité abondante et bon marché, s’est transformé en désastre à force de lâchetés et de compromissions. Le bien commun représenté par EDF est en passe d’être dilapidé pour des raisons idéologiques et d’autres encore moins convenables.
Article publié dans le numéro 7 du magazine Transitions & Energies.

La production et la fourniture d’électricité sont des vecteurs essentiels du monde dans lequel nous vivons. Les pays qui ne connaissent pas une électricité abondante et bon marché sont à la traîne sur tous les plans, éducation, industrie, culture, économie… et l’avenir semble accélérer l’utilisation de l’énergie sous cette forme dans la plupart des activités humaines. À cetégard, la reconstruction de la France après la dernière guerre avec le programme du Conseil national de la résistance (CNR) avaitune bonne vision en mettant en place EDF. Elle concentrait les compétences et les financements pour assurer un service universelde l’électricité avec le droit pour tout citoyen de recevoir l’énergie électrique quelle que soit sa localisation sur le territoire et aumême prix que tous les autres. Hauts fonctionnaires, dirigeants, ingénieurs, techniciens ont donc bâti au cours des dizaines d’années qui ont suivi une entreprise performante qui a servi d’exemple à la plupart des pays.

Une électricité abondante et bon marché

Sous l’impulsion du général de Gaulle, le programme d’indépendance nationale s’est structuré, d’abord avec la bombe atomique,puis l’utilisation civile de la physique nucléaire avec des centrales électriques qui ont fini par assurer 75% de la consommation électrique nationale avec la possibilité d’ex- porter aux pays voisins une énergie abondante et bon marché. C’est un des grands succès de la France qui à la fin du siècle dernier était, avec ses 58 réacteurs nucléaires, au sommet de la compétitivité pour l’ensemble de ses installations électriques avec, en plus du nucléaire, une excellence dans l’hydroélectricité et dans les centrales thermiques, charbon, fioul, gaz.

Les plus vertueux en terme d’émissions de gaz à effet de serre

EDF était ainsi une des premières sociétés mondiales avec un potentiel technique exceptionnel et des experts connus et reconnusdans tous les pays, on nous enviait partout d’avoir construit un outil remarquable. L’idée avait été de disposer d’un service public centralisé gérant l’ensemble de la filière et il n’y avait pas, à l’époque, de considérations sur le climat. Mais lorsque le débat sur le réchauffement climatique et les gaz à effet de serre est apparu, notre appareil électrique faisait de nouveau des jaloux puisque les centrales nucléaires n’émettent pas de CO2. Nous étions ainsi, avec le nucléaire et l’hydraulique, les plus vertueux en termes d’émissions!

Et pourtant, tout au long des vingt dernières années, nous avons déconstruit EDF et nous sommes désormais au bord de la catastrophe : les plus anciens ont pris leur retraite et sont dégoûtés, les plus jeunes se demandent vers où va leur entre- prise qui se démantèle de jour en jour sous la pression des règlements européens et des idiots utiles nationaux, administrations, écologistes ,et politiciens fâchés depuis longtemps avec la science et l’industrie.

Un outil détruit par vingt ans de lâchetés et de compromissions

Dès le départ des travaux de la Commission européenne, on a commencé à s’interroger sur la concurrence et ces services publics à la française irritaient la technocratie ambiante bercée par la théorie libérale. Si les administrations françaises n’ont pas résisté à la pression des Allemands et des Britanniques, c’est que EDF apparaissait pour beaucoup un État dans… La suite est réservé aux abonnés ICI.

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